Le syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) a demandé mardi 28 juillet au Premier ministre l'ouverture d'une enquête administrative sur People&Baby. Deux crèches de ce groupe ont été fermées à Villejuif (Val-de-Marne) en raison de soupçons de maltraitances. À lire aussi Une enquête ouverte sur un bébé "alcoolisé" après une journée dans une micro-crèche dans l'Oise Evoquant les "fragilités (qui) continuent vraisemblablement de se manifester au sein du groupe" depuis la mort d'une fillette de 11 mois en juin 2022 dans une structure People&Baby à Lyon, le SNPPE réclame, dans cette lettre adressée à Sébastien Lecornu, "une mission nationale conjointe de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l'Inspection générale des Finances (IGF) portant sur le groupe People&Baby dans son ensemble".Le groupe fait déjà l'objet d'une plainteLe syndicat souhaite également "un moratoire sur toute nouvelle autorisation, reprise d'établissement, délégation de service public ou réservation de berceaux au bénéfice du groupe". Le groupe fait déjà l'objet d'une plainte déposée en novembre 2024 par l'association anticorruption Anticor, pour escroquerie et détournement de fonds publics.

À lire aussi Scandale des crèches : "Personne n'est en capacité de stopper les dirigeants de crèches dans leurs dérives", prévient Victor Castanet, journaliste et auteur de "Les Ogres" "On estime que c'est de la responsabilité du gouvernement de faire considérablement avancer ce sujet, avec le sentiment qu'il y a une répétition des alertes sur un sujet majeur, puisqu'il a trait à l'intérêt et à la protection des enfants", a indiqué à l'AFP Me Vincent Brengarth, l'un des conseils du SNPPE et co-auteur du courrier adressé à Sébastien Lecornu. Sollicité par l'AFP, le groupe People&Baby n'était pas joignable dans l'immédiat.