Le Venezuela va quitter la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, vendredi 24 juillet, le ministre des Affaires étrangères Felix Plasencia sur son compte X. "Le Venezuela considère que l'action de la Cour répond à un biais géographique avéré, qui a concentré son activité de manière disproportionnée sur des pays africains et latino-américains, au détriment du Sud global.
Ce schéma révèle une justice internationale qui, loin d'être appliquée avec équité, a été instrumentalisée pour approfondir les inégalités entre les peuples et nier leur droit à l'autodétermination et à la souveraineté", selon le texte.
Une enquête de la CPI ouverte en 2018 contre Nicolas Maduro La CPI a ouvert en 2018 une enquête pour de possibles crimes contre l'humanité sous la présidence de Nicolas Maduro, notamment après la vague de manifestations de 2017 durement réprimées par les autorités et pendant laquelle une centaine de personnes ont trouvé la mort.
En décembre 2025, le bureau du procureur de la CPI avait fermé son bureau de liaison à Caracas, estimant que le Venezuela ne coopérait pas suffisamment. Capturé par les Etats-Unis le 3 janvier, l'ancien chef d'Etat vénézuélien doit être jugé à New-York le 1er juin 2027. En 2024, le Bureau du procureur avait notamment appelé à "respecter l'Etat de droit" après la réélection contestée de M. Maduro et la répression des manifestations qui avaient suivi.
En 2021, Delcy Rodriguez, alors vice-présidente, avait qualifié la procédure de la CPI de "grande farce. Un cas créé artificiellement. L'Etat vénézuélien défendait la paix et la tranquillité de notre peuple face à des manifestations extrêmement violentes".






