Pour la première fois en plusieurs décennies, les États-Unis sont intervenus pour soutenir le yen. Le président américain, Donald Trump, a confirmé cette information dimanche 2 août, défendant un "geste d'amitié" envers le Japon, également "bon pour l'économie mondiale".

Interrogé à bord de l'avion présidentiel Air Force One sur les raisons qui ont poussé Washington à dépenser pour soutenir la devise nippone, Donald Trump a répondu : "Parce que nous avons une bonne relation avec le Japon ." Les États-Unis vont tirer un "avantage financier" de cette décision, a insisté le président américain, mais "c'était avant tout (...) un geste d'amitié".

"Nous sommes très, très solides sur le plan financier. Eux, vous savez, ils ont un yen qui s'affaiblit et ils avaient besoin d'un peu d'aide. Et nous sommes toujours là pour le Japon. Le Japon a été très bon pour nous, à l'exception bien sûr de Pearl Harbor", a-t-il indiqué.

Citant trois sources anonymes proches, le Financial Times avait affirmé dimanche que "la Réserve fédérale de New York a(vait) pris la décision inhabituelle de procéder à une vente d'euros pour acheter des yens pour le compte du Trésor" vendredi, en coordination avec le Japon.

Il s'agissait alors de "la première fois en près de 30 ans que Tokyo et Washington (unissaient) leurs forces pour soutenir la monnaie japonaise par le biais d'achats directs", a écrit le journal américain.