Bye bye Birmingham ! Après sept jours de compétition, c'est déjà le clap de fin de ces 27e championnats d'Europe d'athlétisme. Les meilleurs athlètes du Vieux Continent avaient rendez-vous pour la première fois en terre britannique. Et s'il aura fallu du temps pour que les tribunes se remplissent de fans, les performances ont bien été au rendez-vous.
Franceinfo: sport livre, en toute subjectivité, ce qu'on a aimé et moins aimé.On a aiméVoir des athlètes proches du publicBirmingham a beau être la deuxième ville du Royaume-Uni en termes de population, son centre-ville est resserré. Et comme les délégations étaient pour beaucoup logées dans la même rue en plein cœur de la ville, locaux comme touristes pouvaient très facilement croiser ici Maria Perez, championne d'Europe du semi-marathon marche, attablée juste après sa victoire dans un pub, ou là Nadia Battocletti, double championne du monde sur 5 000 m et 10 000 m en plein footing.
À lire aussi : Vidéo Pauline Stey au pied du podium sur le semi marathon marche des championnats d'Europe d'athlétisme, remporté par l'Espagnole Maria Pérez L'Alexander Stadium, même doté d'une tribune temporaire nommé en l'honneur du local Matthew Hudson-Smith, titré sur 400 m, reste lui aussi une enceinte de taille modeste, avec 23 000 places environ au compteur. De quoi voir se multiplier les images d'athlètes tout juste médaillés courir à travers les travées pour aller embrasser leurs proches assis dans les gradins.Et il fallait voir la foule, notamment des Irlandais ou des Suisses, qui guettaient leurs champions à côté de la zone mixte où sont interviewés les athlètes ou à proximité de la place des médailles avant la cérémonie des récompenses. L'Irlandais Mark English avait d'ailleurs l'air visiblement surpris, et peu à l'aise, devant la dizaine d'enfants venus quémander un autographe.L'avènement de la reine Amy Hunt, nouvelle patronne du sprint européenLes Anglais ont mis les petits plats dans les grands. Pour célébrer leur nouvelle reine du sprint, Amy Hunt, les organisateurs ont sorti le grand jeu lors de la finale du 200 m féminin. A l'instant même où l'ancienne étudiante de Cambridge a passé, en tête, la ligne d'arrivée du demi tour de piste, des fumigènes aux couleurs du drapeau anglais ont explosé au-dessus de la tribune principale de l'Alexander Stadium. Une célébration pour le deuxième titre de Amy Hunt, après sa victoire sur le 100 m, mais aussi pour un coup double avec le bronze pris par l'autre sprinteuse star britannique, Dina Asher-Smith. Après ces deux premiers titres, Amy Hunt est d'ailleurs ensuite allée en cueillir deux autres avec les relais 4x100 m et 4x100 m mixte.La météo idéaleAlors qu'une grande partie de la France suffoque, la météo a été très clémente à Birmingham, voire un peu fraîche sur les dernières matinées et soirées au stade. Seule la journée de jeudi a été marquée par des températures avoisinant les 35°C. Ni les athlètes, ni les journalistes, n'ont donc eu à souffrir de fortes chaleurs, de quoi assurer de bonnes performances. A l'inverse même, samedi soir, on a vu la sauteuse en hauteur ukrainienne Yaroslava Mahuchikh bien emmitouflée pour éviter de se refroidir entre ses sauts. Le vent, plutôt marqué, en revanche a lui parfois posé quelques soucis sur les concours.On n'a pas aimé :Les tribunes vides en début de semaineLe stade a sonné creux. Très creux. Le Royaume-Uni est pourtant un pays d'athlétisme, le meeting de Ligue de diamant de Londres remplit chaque année le stade olympique. La tarification était-elle trop élevée ? Le stade trop difficilement accessible en l'absence de parking ? Les Anglais étaient-ils tous partis en vacances ?L'ambiance était en tous les cas bien terne lors des premières soirées. Il aura fallu attendre la fin de semaine pour que l'atmosphère se réchauffe (mention spéciale aux Irlandais plus bruyants que les Anglais), avec des tribunes pleines de vendredi soir à dimanche soir. Le zénith aura notamment été atteint sur le superbe 800 m féminin, les relais 4x100 m, mais aussi à la hauteur pour le showman italien Gianmarco Tamberi, de retour au sommet européen. Ce dernier a réussi à faire chanter "Happy birthday Camilla" à tout le stade pour célébrer le premier anniversaire de sa fille.L'imbroglio au saut à la perche pendant le décathlonLe décathlonien français Makenson Gletty a fait les frais d'une erreur qui ne devrait pas avoir lieu dans un championnat d'Europe. Par deux fois, les juges ont mal installé la barre pour ses tentatives au saut à la perche : il a d'abord franchi une barre qui n'avait été positionnée à la hauteur demandée, puis il a réalisé un nouvel essai face à des poteaux dont la profondeur n'avait pas été réglée à ce qu'il avait demandé.
Résultat : beaucoup d'énergie inutile dépensée à négocier des essais supplémentaires et une performance en deçà de ses standards. Le décathlonien Makenson Gletty a vécu un concours de la perche rocambolesque, jeudi 13 août, avec un gros imbroglio. En effet, plusieurs problèmes ont handicapé Leo Neugebauer et Makenson Gletty au niveau de la hauteur de la barre et du réglage des poteaux. Ce qui a poussé l'Allemand et le Français à réaliser quatre sauts à 4,80 m. (France TV) 2min L'organisation simultanée des quatre épreuves de marcheMais quelle mouche avait donc piqué les organisateurs anglais ? Quatre épreuves de deux distances différentes avec un départ unique. C'est la situation vécue par les marcheurs et marcheuses du semi-marathon et marathon. La centaine de concurrents s'est élancée tôt samedi matin sur un parcours d'un kilomètre dans des rues étroites, rendant illisible la course pour les spectateurs, téléspectateurs et commentateurs. A ne pas reproduire.
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