Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Craquer pour un chien ou pour un chat ? Quoi de plus normal. Mais l'acheter dans une animalerie est interdit depuis deux ans et demi. Ces animaux n'ont pas le droit non plus d'être exposés en vitrine. Pourtant, certains commerces enfreignent la loi et continuent à en vendre.
Une animalerie l'affiche même en vitrine : chiots et chatons disponibles toute l'année. Nous y allons en caméra discrète. Des aboiements de chiens nous accueillent. Ils sont gardés dans l'arrière-boutique, à l'abri des regards, sans lumière du jour. Au choix, 10 chiens et 4 chats à vendre, selon un tableau.Il faut compter plus de 2 000 euros le chaton ou le chiot de race. Mais comme il est illégal de les vendre en animalerie, le paiement va se faire sur le site du commerce. "Avec les nouvelles lois françaises, on ne peut plus payer par terminal de paiement. Et sinon, on a notre site shopify. C'est comme si c'était un achat sur Internet", admet la vendeuse. Acheter un animal sur Internet est bien légal. Mais pour être en règle, l'animalerie ne devrait récupérer le chat ou le chien chez l'éleveur qu'après paiement.Des situations de maltraitance selon la Fondation 30 millions d'AmisNous avons testé une autre animalerie qui semble respecter la règle. Nous prenons rendez-vous pour acheter un chiot choisi en ligne. Là encore, les chiens sont nombreux dans une pièce à l'écart de la boutique. La vendeuse, qui exerce depuis plus de 50 ans, affirme bien traiter ses animaux. Cette association de défense des animaux dénonce, elle, une situation de maltraitance. "Ce sont des animaux qui sont séparés de leur mère qui ensuite sont détenus dans des locaux généralement en sous-sol ou dans des locaux qui sont fermés. Les conditions dans lesquelles ils ne sont évidemment pas conformes à leur bien-être ne permettent pas une bonne sociabilisation et souvent ce sont des animaux qui restent plusieurs mois dans ces conditions", explique Lorène Jacquet, porte parole de la Fondation 30 millions d'Amis. Depuis quelques jours, les professionnels qui enfreignent la loi risquent des sanctions : 1 500 euros pour une vente illégale, 3 000 euros en cas de récidive. Le gouvernement promet des contrôles.
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