Esther Dufaure, cofondatrice et directrice de l'ONG Seastemik, qui travaille sur la sortie de la pisciculture intensive, annonce, mardi 4 août, sur franceinfo que son ONG prépare avec d'autres "un recours contentieux" contre le projet de mégaferme à saumons en Gironde.

À lire aussi En Gironde, le projet controversé de mégaferme de saumons reçoit le feu vert de la préfecture L’État a autorisé, mardi, l’implantation de ce projet porté par la société Pure Salmon, propriété d’un fonds d’investissement singapourien, qui prévoit de produire sur terre jusqu’à 10 000 tonnes de poisson par an.

Cette usine d’élevage de saumons, en circuit fermé, doit être construite sur 14 hectares au Verdon-sur-Mer, au bout de l’estuaire de la Gironde, à partir de 2027. Elle nécessitera 280 millions d’euros d’investissement. "Une qualité de l'eau qui va complètement changer"Selon elle, "le saumon n'est pas du tout un besoin vital. On nous l'avance comme une nécessité pour notre souveraineté alimentaire. On a plutôt besoin de repenser notre rapport à l'alimentation".

"Esther Dufaure invite à "repenser la consommation des poissons carnivores qui viennent de ces élevages intensifs, qui sont particulièrement destructeurs". "Tout est à la bonne volonté de l'industriel""La station d'épuration qui va s'installer est équivalente à une ville de 100 000 habitants. Le Verdon, c'est un petit village de 1 300 habitants. Derrière, automatiquement, la qualité de l'eau va changer", alerte-t-elle. "Esther Dufaure parle de "garde-fous illusoires".

Selon elle, "tout est à la bonne volonté de l'industriel : Pure Salmon serait en charge de réunir un comité de surveillance. Tout est indicatif, on est dans de l'auto-évaluation. "