Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Une vitrine brisée et un périmètre de sécurité déployé autour du musée Jacques Chirac en Corrèze. L’intrusion a eu lieu aux alentours de 4 heures du matin dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 août. Les malfaiteurs seraient passés par la porte principale. Le montant du butin n’a pas encore été estimé.L’établissement expose 5 000 cadeaux diplomatiques offerts à Jacques Chirac et à d’autres présidents : de l’orfèvrerie, des statues, des kimonos, des pièces d’exception. En 10 mois, c’est le troisième vol dans ce musée. Le 12 octobre dernier, quatre hommes cagoulés dérobent le fonds de caisse. Le lendemain, le musée subit un cambriolage, une montre et des bijoux sont volés.

Préjudice : un million d’euros.Les musées, nouvelles cibles des braqueursLe musée réagit. Il se dote de caméras et d’un nouveau système d’alarme, comme l’expliquait le président du département en avril. "On a utilisé toutes les nouvelles technologies qu’il peut y avoir aujourd’hui, des caméras, des brouillards, des caméras périmétriques, des barrières virtuelles…", explique Pascal Coste, président (DVD) du Conseil départemental de Corrèze.L’institution Jacques Chirac n’est pas une exception. Partout en France, des musées sont pris pour cible. Il y a dix jours, en Bourgogne, un collier en or massif du VIe siècle avant notre ère est dérobé. Début juillet, des pièces d’or conservées dans un musée du Tarn sont subtilisées. Une série de vols qui n’étonne pas le monde de l’art. "Les musées sont moins sécurisés que les bijouteries ou les banques. Ils deviennent plus facilement la cible des voleurs. C’est pour ça qu’on revendique un plan d’investissement massif pour la culture", lance Yvan Navarro, cosecrétaire général CGT Culture. En Corrèze, le musée du président Jacques Chirac annonce être fermé temporairement.