Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Trois semaines après le début de l'incendie de Fontainebleau (Seine-et-Marne), les agriculteurs restent mobilisés. Philippe Girardot, céréalier, continue à faire des réserves d'eau si le feu venait à reprendre. Une centaine d'agriculteurs a épaulé les pompiers au plus fort des flammesAu plus fort des flammes, une centaine d'agriculteurs a épaulé les pompiers.

Ils ont créé des pare-feux avec leurs outils agricoles. Dans leurs champs, ils ont rempli d'énormes cuves, dans lesquelles venaient puiser les bombardiers d'eau. Elles sont encore alimentées, car le massif de Fontainebleau reste sous haute surveillance. "On est habitués à lutter contre les incendies pour protéger nos récoltes. Donc c'était la suite logique. Alors là, c'était en forêt.

"J'ai consommé à peu près 150-200 litres en trois jours"Pour ces services rendus aux pompiers, près de 90 000 euros ont été débloqués par les départements concernés afin de dédommager les agriculteurs. "Ils se sont mis à disposition la journée et la nuit. Les agriculteurs toucheront 50 euros brut par heure d'intervention. Souvent, leur temps, ils ne l'ont pas compté. Mais l'essence leur a coûté cher.

"J'ai consommé à peu près 150-200 litres en trois jours", indique Pierre-Édouard Pochon, agriculteur céréalier. Soit en dix jours, plus de 800 euros de carburant. Alors, l'aide qui sera versée fin septembre est la bienvenue. "Si il n'y avait pas eu le geste, on aurait dit que c'était exagéré. D'un autre côté, on ne l'a pas fait pour ça. On est tous attachés à notre territoire, donc on y a tous été avec le cœur, je pense.

Les autres régions touchées par les incendies n'ont pas encore débloqué de fonds pour les agriculteurs venus en appui des pompiers.