Le projet d'installation d'une base aérienne de la Sécurité civile à Mont-de-Marsan (Landes) pour lutter contre les incendies, qui n'avait pas été retenu par le passé, sera de nouveau étudié, a affirmé Laurent Nuñez, lundi 17 août. Le ministre de l'Intérieur a défendu le choix du gouvernement, au printemps 2025, de renoncer à cette implantation dans les Landes, qui pourrait permettre d'accueillir des Canadair.

La Sécurité civile dispose actuellement d'une base aérienne à Nîmes-Garons (Gard). Le projet de Mont-de-Marsan "n'a pas été abandonné. Il n'a pas été mis en œuvre pour des raisons essentiellement opérationnelles et non pas financières", a-t-il assuré. À lire aussi Permis de construire, assurances, aide aux entreprises...

Ce qu'il faut retenir des annonces de Sébastien Lecornu pour la reconstruction après les incendies dans le Sud-Ouest Les ministres de l'Intérieur successifs, a poursuivi Laurent Nuñez, "ont préféré le pré-positionnement" de moyens aériens "au plus près des théâtres des opérations". "C'est le choix qui a été fait", a-t-il insisté.

"Maintenant", le Premier ministre "m'a saisi pour que nous étudiions la question financièrement et surtout opérationnellement", a ajouté l'ancien préfet de police. Mais, a prévenu Laurent Nuñez, "il ne faut pas penser que l'installation d'une base aérienne ici, au plus près du massif des Landes, de Gironde, serait la solution idéale. Derrière il y a des coûts de maintenance, des coûts d'entretien.

"Les oppositions ont reproché à plusieurs reprises à Emmanuel Macron et ses gouvernements de ne pas avoir anticipé les risques d'incendies de forêts multiples, du fait du réchauffement climatique, ni dégagé des moyens matériels et financiers suffisants, comme la commande de Canadair supplémentaires ou l'installation de cette base à Mont-de-Marsan.