En Gironde, la situation s'améliore de jour en jour sur le front de l'incendie. Les habitants de quatre nouvelles communes ont pu regagner leur foyer samedi 1er août à Marcheprime, Arès, Saumos et Le Temple. Le feu a même été déclaré "fixé" par le ministre de l'Intérieur, plus tôt samedi, signifiant qu'il ne progresse plus. Sur le Bassin d'Arcachon, près de la zone du brasier, l'annonce de Laurent Nuñez suscite toutefois du scepticisme auprès des habitants. À lire aussi • Direct Mégafeu en Gironde : les 10 750 habitants de quatre communes évacuées peuvent regagner leur domicile, annonce la préfète À Arès, les habitants préfèrent rester prudents et aucune effusion de joie n'est partagée malgré la bonne nouvelle. Ils sont nombreux à vouloir féliciter avant tout les pompiers pour leur travail, à l'image d'Annie qui peut désormais regagner sa maison après avoir été évacuée pendant plus d'une semaine : "Eux, on doit leur tirer notre chapeau, franchement. Ils ont donné de leur vie, de leur personne, ça a dû être un enfer pour eux. Travailler de jour et de nuit ça a été très difficile pour eux. Et pour ça, bravo."Une météo défavorable pendant le reste de l'étéLe travail des soldats du feu semble pourtant loin de s'achever puisqu'un feu fixé ne signe pas l'arrêt de l'incendie, juste que sa superficie est figée. Il ne s'étend plus sans pour autant être maîtrisé, encore moins éteint. La reprise des flammes dans le Var la veille occupe les pensées des habitants samedi, comme Wilfried. Même si l'Arésien retrouve sa maison cet après-midi, il s'inquiète d'un nouveau départ de feu près de chez lui. "C'est fixé mais maintenant ils sont 2 500, 3 000 à re-évacuer dans le Var", rappelle-t-il. Ce dernier craint la météo, "il y a encore un gros mois et demi avec ces températures. On n'est vraiment pas à l'abri. Il y a quand même une crainte, pour au moins un mois, un mois et demi."Malgré les inquiétudes, certains élus à l'image de Xavier Daney, maire d'Arès, sont soulagés de "pouvoir de nouveau accueillir les habitants de la commune". Arès fait partie de celles listées samedi par la préfète de Gironde, Sophie Brocas, où les habitants peuvent désormais retourner. La prudence reste de mise pour Xavier Daney, qui dit craindre que "ça s'embrase à nouveau, si un fou qui a le briquet trop fragile vient par là". Il a décidé d'interdire "toute pénétration dans le massif forestier et dans tout espace boisé jusqu'à nouvel ordre", après qu'une maison de la commune a entièrement brûlé lors du brasier.
À lire aussi : Reportage "Vers midi, il y a eu l'étincelle fatidique" : retour dans le fossé de Saumos où l'incendie qui a ravagé la Gironde a pris, il y a dix jours Dans les dunes, près de l'océan, les pompiers s'affairent devant plusieurs foyers encore actifs dans les pinèdes, à environ 5 km de Lège-Cap-Ferret. Le triomphalisme ne gagne pas la presqu'île, encore moins chez son maire, Philippe de Goneville. La préfète ne lui a pas donné l'autorisation de rouvrir la presqu'île même si "monsieur le ministre [de l'Intérieur] a annoncé que le feu était fixé, [la commune] demeurant dans l'enveloppe du brasier il y a encore quelques pieds de feu". "Les habitants de Lège Cap Ferret ne sont pas autorisés à rentrer chez eux. D'ailleurs il y a des verrous", précise-t-il. Le maire de Lège cap Ferret entrevoit le bout du tunnel, même si les pompiers expliquent que cela devrait prendre des semaines avant que le feu de Saumos ne soit complètement éteint. Le reportage en Gironde de Boris Loumagne et Martin Troadec écouter (2:43)

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