L'Union européenne veut afficher un front uni après la crise migratoire à Ceuta. Réunis mardi 4 août, les ministres de l'Intérieur des Vingt-Sept ont réaffirmé leur soutien à l'Espagne et défendu le fonctionnement de l'espace Schengen, mis en cause ces derniers jours après l'afflux inédit de migrants dans l'enclave espagnole."Tous les Etats membres, sans exception, ont marqué leur solidarité avec l'Espagne", a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Les Etats membres de l'UE ont "convenu" que "l'espace Schengen n'était pas le problème, mais plutôt la solution", a-t-il insisté. Le commissaire européen chargé des Affaires intérieures a, lui, estimé que la "résilience" de l'Europe avait été mise à l'épreuve à Ceuta, mais qu'elle avait "réussi ce test".
À lire aussi Vague migratoire à Ceuta : du carburant électoral pour le Rassemblement national Le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner, a de son côté assuré que "l'espace Schengen n'a jamais été en danger" durant cette crise, qualifiant les échanges entre les ministres de "constructifs". Le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a également revu à la hausse le nombre d'entrées illégales dans l'enclave : 72 000 migrants y sont arrivés ces derniers jours, contre 50 000 annoncés jusqu'ici. Selon Madrid, 70 000 d'entre eux sont depuis retournés sur le territoire marocain.
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