Dans l'ombre de la guerre, la répression s'intensifie en Iran. Deux personnes ont été exécutées dans le pays, lundi 3 août, condamnées pour espionnage au profit d'Israël alors que le président américain affirme que des négociations avaient lieu entre les Etats-Unis et l'Iran, ce que Téhéran dément. La semaine dernière à Ispahan, deux autres personnes avaient été exécutées aux termes de procès expéditifs, ce qui avait suscité des protestations sur place.

À lire aussi Revirement de Donald Trump, incertitude dans le détroit d'Ormuz... Quatre questions sur la possible reprise des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis Sur une vidéo publiée quelques heures avant les exécutions, une foule compacte se révolte sur la place Alikhani à Ispahan. "Les jugements des prisonniers politiques sont injustes"Nous avons contacté Negin* qui vit sur place.

Elle nous détaille l'ampleur de la répression : "Il y a jusqu'à deux pendaisons par jour, chaque matin, au moment de l'appel à la prière. Depuis le début de la guerre, la situation empire. Il y a toujours eu des exécutions mais jamais à ce point. "Des décisions judiciaires expéditives prises sans motif valable. "Ces exécutions font suite à des procès qui violent les droits fondamentaux des accusés, dénonce Bahar Saba, experte de l'Iran au sein de l'ONG Human Rights Watch.

""De nombreux manifestants et dissidents emprisonnés restent exposés au risque d'exécution arbitraire et secrète. Les autorités iraniennes ont de plus en plus recours à la peine de mort pour répandre la peur", conclut l'experte. *Le prénom a été modifié pour protéger l'anonymat.