Il y a trente ans, au lendemain de la tuerie de Port Arthur en Tasmanie , la riposte politique est immédiate et drastique : le rachat massif de plus de 600 000 armes à feu, retirées de la circulation, sous l'impulsion du Premier ministre John Howard. Cette politique fait toujours figure de référence internationale en matière de contrôle des armes.
Mais cet héritage est aujourd'hui fragilisé. Le nombre d'armes détenues par des civils ne cesse d’augmenter, il est plus élevé qu'au moment du massacre. Par ailleurs, l’un des auteurs de l'attaque d 14 décembre 2025 à Bondi, qui a fait 15 morts, possédait ses armes en toute légalité.
Le débat sur les failles du système est donc largement relancé. Aujourd’hui, le Premier ministre Anthony Albanese propose de durcir la législation.
Trente ans après la tuerie de Port Arthur, Billet Retour est retourné en Tasmanie . Ce massacre continue de structurer les débats nationaux sur la sécurité, la responsabilité et les limites de la réforme des lois sur les armes à feu.
Notre journaliste, Mairead Dundas, a recueilli les témoignages de survivants, de journalistes, de militants anti-armes, mais aussi d'armuriers, d'agriculteurs ou encore de chasseurs. Elle donne la parole à ceux qui défendent une législation jugée vitale et ceux qui la trouvent excessive, ou hors sujet face aux racines de la violence.






