La préfète de Gironde a annoncé, lundi 3 août, la signature dans la semaine d'un arrêté ministériel reconnaissant le caractère de sinistre de grande ampleur, après l'incendie qui s'est déclaré le 22 juillet à Saumos et qui a dévoré 42 000 hectares. Un arrêté ministériel similaire avait été pris pour faciliter les opérations de gestion des forêts dévastées par les flammes à La Teste-de-Buch, Landiras et Saumos, en 2022.

Il avait permis aux propriétaires d'exploiter sans délai leurs bois, sans qu'ils aient à avertir le Centre national de la propriété forestière (CRPF) de Nouvelle-Aquitaine. Les opérations sur des parcelles situées dans les périmètres désignés dans l'arrêté étaient dispensées de déclaration de coupe d'urgence, précisait à l'époque le CRPF.

À lire aussi • Direct Incendie dans le Var : "Le feu ne progresse plus mais la prudence reste de mise", les pompiers luttent contre les reprises L'arrêté ministériel annoncé lundi par la préfète de Gironde, Sophie Brocas, prévoit d'alléger les formalités administratives liées aux autorisations d'abattage et d'accélérer les opérations de coupes sanitaires, est-il précisé dans un communiqué. Les bois incendiés devront être abattus rapidement, une fois le massif sécurisé.

En effet, les arbres fragilisés "constituent un facteur favorable au développement des ravageurs (pucerons, insectes, rongeurs)", a détaillé la préfecture de Gironde. Cette annonce a été faite à l'issue d'une rencontre entre Sophie Brocas et les acteurs de la filière forêt-bois, lundi, à la Maison de la Forêt, à Bordeaux.

Au menu de la réunion figurait également la préparation de "la forêt de demain", avec des questionnements autour du renouvellement forestier, de l'aménagement du massif et celui du territoire, la révision du règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies, ainsi que le rôle possible de l'agriculture irriguée ou des "champs solaires".

) en vue d'une réunion en septembre avec l'ensemble des acteurs concernés par l'impact de l'incendie", afin de poursuivre le travail sur la reconstruction et l'avenir du massif forestier, "dans un contexte de changement climatique durable", a ajouté la préfecture.