Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. C'est un itinéraire que Julien Briere emprunte presque chaque jour dans une forêt de l'Essonne. Amoureux de la nature, il a placé une dizaine de pièges photos juste à côté de chez lui. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a du passage. "On a eu un renard qui est passé furtivement. J'ai eu le lièvre, une laie avec ses marcassins. Je trouve ça sympa.
Une séquence comme ça, on n'en voit pas tous les jours", se réjouit-il. Sa plus belle prise jusqu'à présent ? Un daim filmé de nuit. Aujourd'hui, il rêve de l'exceptionnel : "un loup ou un chat forestier. " Il photographie la biodiversité de toute taille et de tout type, comme par exemple près d'un point d'eau au sol, pour attirer les oiseaux. "On y voit un pic mar, ils font leur petite toilette", montre-t-il. "Honnêtement, on s'y attache"Le pic épeiche y vient aussi.
En hauteur, des nichoirs. Durant l'hiver, Julien Briere a filmé une chouette hulotte installer son nid. Voir les bébés grandir grâce aux pièges photos, de petits bonheurs quotidiens pour Julien : "Je suis super content. " On s'y attache. "Sur les réseaux sociaux, ces vidéos se multiplient : le roi de la forêt, une course de fouines ou encore des loups. À l'origine, les pièges photos sont utilisés pour filmer la faune sauvage des grands espaces.
Mais de plus en plus, ils trouvent leur place dans les jardins, comme chez Olivier Guilbaud. Il a installé des caméras pour veiller sur les hérissons soignés par son association. Dans son jardin, il a placé des abris avec de la nourriture. "Voilà, c'est prêt. Il n'y a plus qu'à attendre que monsieur Hérisson ou madame Hérisson viennent se nourrir cette nuit", glisse-t-il. Veiller sur la fauneEt ils viennent régulièrement. De quoi rassurer ce bénévole sur son action.
"Pour moi, c'est la réussite du projet, le fait de voir que les hérissons continuent à venir après avoir été relâchés. Ça veut dire que tout va bien. J'ai l'impression d'œuvrer pour qu'il y ait quelques petits havres de paix par-ci par-là, où la faune se sent bien", commente Olivier Guilbaud. La pose de pièges photos est autorisée dans les jardins privés. Dans les forêts, elle nécessite l'accord du propriétaire.
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