Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Onze ans et un mois de prison, c'est la peine infligée à Lev Chlosberg, vice-président d'Iabloko, le seul parti anti-guerre encore actif en Russie. Interpellé l'an dernier, cet homme de 63 ans était notamment accusé d'avoir dénoncé sur Telegram l'offensive en Ukraine et appelé à un cessez-le-feu. Le parti a déjà annoncé qu'il ferait appel.
Au même moment à Moscou, une autre décision vient fragiliser encore davantage le parti d'opposition : la Cour suprême a confirmé l'exclusion du parti des prochaines élections législatives, prévues en septembre. Une crainte de la part du KremlinSur le parvis, plusieurs dizaines de sympathisants se sont rassemblés pour exprimer leur indignation. "Nous sommes ici aujourd'hui parce que les injustices se produisent dans notre société.
Les militants ont été éloignés du bâtiment par les forces de l'ordre et des dizaines de personnes ont été interpellées. Pour Iabloko, cette censure pourrait surtout traduire de la part du Kremlin la crainte d'un score trop élevé dans les urnes. "Les autorités ont vu les chiffres réels montrant le soutien de personnes véritablement prêtes à voter et très probablement ces chiffres sont élevés.
En juin dernier, un autre cadre du parti, Maxime Krouglov, avait été condamné à sept ans de prison pour des faits similaires. En Russie, l'opposition à Vladimir Poutine se retrouve souvent réduite au silence, emprisonnée, exilée, et pour certains de ses leaders, assassinés.
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