Un raté technique. Dans le second pré-rapport sur le traitement des procédures judiciaires et leurs impacts sur l'affaire Lyhanna, cette collégienne retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, six jours après sa disparition, l'Inspection générale de la Justice (IGJ) et l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) révèlent que l'enquête concernant des précédentes accusations de viol sur mineure contre Jérôme Barella, formulées en octobre 2022 à Béthune (Pas-de-Calais), "a pâti d'un manque de moyens" et de "délais manifestement excessifs".
Les inspecteurs analysent aussi les dysfonctionnements dans le traitement des signalements émis par des services de protection de l'enfance, concernant deux mineures qui dénoncent le comportement de Jérôme Barella, le principal suspect dans la mort de Lyhanna, mis également en examen pour viol mercredi.
Un travailleur social a rédigé le 10 février une information préoccupante à partir des propos tenus par une mineure placée dans une maison pour enfants, qui révélait les agissements de Jérôme Barella lors d'une soirée pyjama à son domicile, à l'été 2025. Un "dysfonctionnement" qui provient "du filtre anti-spam"Face aux services de l'aide sociale à l'enfance (ASE) du Tarn-et-Garonne, fin février, cette mineure confirme ses déclarations.
La note est envoyée au parquet d'Auch en mars... mais celui-ci ne l'a jamais reçue. "L'émetteur n'a reçu ni accusé de réception ni message d'erreur l'avisant de la non-remise du mail", soulignent les inspecteurs. Selon eux, le "dysfonctionnement" provient "du filtre anti-spam qui, de manière aléatoire, fonctionne ou non correctement, bloquant ainsi le courriel sur la totalité des destinataires justice".
"A ce jour, ces investigations se poursuivent, notamment auprès du fournisseur d'accès du ministère, pour en identifier l'origine et le résoudre", observent les enquêteurs. "Ce dysfonctionnement n'était pas identifié auparavant, que ce soit au niveau local ou national.
"Prendre la pleine mesure du risque encouru par les mineures"En outre, l'IGJ pointe un autre dysfonctionnement dans ce rapport : en février, le travailleur social a recueilli la parole non pas d'une seule mais de deux mineures, voisines de chambres dans la maison pour enfants. Elle a aussi fait référence à la même soirée pyjama, et dénoncé le comportement que Jérôme Barella a eu envers elle, "pendant la nuit et à l'occasion d'une baignade". "

%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84cf99bf37d342270989.jpg&w=1600&q=75)
%3Afill(blur)%3Aformat(jpg)%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84ae6324309813143989.jpg&w=1600&q=75)
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84af9de4dd2401742928.jpg&w=1600&q=75)

%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a8470fa4582b472509900.jpg&w=1600&q=75)
%3Afill(blur)%3Aformat(jpg)%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a8474b45e5ad156008527.jpg&w=1600&q=75)