"Je suis très satisfait de cette interpellation", réagit Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille, invité de franceinfo mercredi 6 juin, après l'arrestation en Algérie de Mehdi Laribi, présenté comme l'un des fondateurs de la DZ Mafia.

Le procureur précise que Mehdi Laribi a été interpellé par les autorités algériennes le 20 juillet, et placé sous contrôle judiciaire le 21 juillet, quinze jours après la délivrance d'un mandat d'arrêt international par la justice française le 6 juillet dans le cadre de l'opération "Octopus" (la pieuvre) visant la DZ Mafia. En mai, le garde des Sceaux Gérald Darmanin s'était rendu à Alger pour relancer la coopération judiciaire entre les deux pays.

"La DZ Mafia fonctionne un peu comme un cartel avec plusieurs chefs"Plusieurs scénarios sont désormais possibles. "Il pourrait y avoir une extradition, c'est-à-dire une remise aux autorités françaises, mais il pourrait également ne pas y en avoir du fait de sa double nationalité", estime Nicolas Bessonne, l'Algérie n'extradant pas ses ressortissants. Surnommé "TIC", Mehdi Laribi est originaire de la cité Bassens à Marseille et possède la double nationalité.

Il avait quitté la France pour opérer depuis l'étranger, d'après les informations de franceinfo, d'où son arrestation en Algérie. Tout en rappelant que Mehdi Laribi reste, pour l'instant, présumé innocent, le procureur explique "qu'un certain nombre de personnes sont en fuite, un certain nombre d'autres sont incarcérées, et la DZ Mafia poursuit ses activités criminelles.

Nicolas Bessone rappelle également que Mehdi Laribi "serait à l'origine de la guerre avec le clan Yoda et Félix Bingui", son chef présumé. "La DZ Mafia fonctionne un peu comme un cartel avec plusieurs chefs. Bien que très fortement affaiblie, elle est toujours présente, elle existe toujours, elle est puissante, c'est une organisation criminelle dangereuse et structurée, et il faut continuer le travail sur cette organisation", conclut le procureur de Marseille.