Le pétrolier Deliver, intercepté fin juin en Méditerranée car soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe, a été autorisé à quitter les eaux territoriales françaises après le paiement d'une amende par son armateur pour "défaut de pavillon", ont annoncé les autorités françaises jeudi 23 juillet.La marine française avait arraisonné ce navire de 275 mètres de long battant pavillon camerounais le 23 juin au large de la Sicile pour une opération de "contrôle de pavillon", prévue par les conventions internationales. En provenance du port pétrolier russe de Primorsk, près de la frontière finlandaise, il naviguait en direction de Singapour, via le canal de Suez.Le Deliver, qui figurait sur une liste de "navires radiés du pavillon camerounais" établie le 29 mai par le ministère des Transports de ce pays, avait été escorté par la marine française vers le port de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, dont le parquet, compétent au titre du tribunal maritime, avait ouvert une enquête pour défaut de pavillon. Il était immobilisé depuis au large de Fos.Le cinquième pétrolier arraisonné par la France depuis septembreMercredi, "la société propriétaire du navire a été condamnée par le tribunal judiciaire de Marseille dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité (CRPC) à une peine pécuniaire de confiscation (...), pour avoir omis de justifier de la nationalité du navire (défaut de pavillon)", ont indiqué la préfecture maritime de Méditerranée, le parquet de Marseille et la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué commun.

À lire aussi : Enquête Plus d’une soixantaine de pétroliers arrivés de Russie ont accosté dans les ports français depuis janvier 2025 Le montant de l'amende, comme dans les cas précédents traités par la juridiction marseillaise, n'a pas été précisé. Suite au paiement, "l'immobilisation du navire a été levée (...) et le Deliver a quitté les eaux territoriales françaises", poursuit le communiqué.Le Deliver, qui figure depuis février 2025 sur la liste des navires sous sanctions de l'Union européenne, est le cinquième pétrolier soupçonné de faire partie de cette flotte fantôme arraisonné depuis septembre 2025 par la France, en pointe dans ce dossier.