Une jeune Savoyarde a obtenu le diplôme national du brevet avec la mention "bien" à seulement 9 ans et 2 mois, rapporte ICI Pays de Savoie. Elle devient la plus jeune titulaire du DNB en France, selon le collège qui lui a remis son diplôme.La jeune Agnès a obtenu une moyenne générale de 15,85/20 et a frôlé la mention "très bien". Elle a notamment obtenu 20 en anglais, 17 en sciences et 16 en mathématiques et en français. "On est très contents", a réagi son père, qui est également son enseignant, au micro d'ICI Pays de Savoie. Scolarisée à domicile depuis la période du Covid-19, l'enfant n'a fréquenté l'école que quelques mois en maternelle. À lire aussi "Elle est globalement contente" : Agnès, 9 ans, est devenue la plus jeune diplômée du brevet des collèges Ses parents assurent que leur fille n'est "pas surdouée" et entendent démontrer qu'un enfant peut réussir précocement en progressant à son propre rythme. "Ce n'est pas une anomalie. En étant à la maison, elle a simplement fait l'école à son rythme, alors que dans une classe elle aurait été ralentie par des élèves plus faibles. À l'école, les enfants passent beaucoup de temps à apprendre, la classe n'avance pas au rythme de chacun et les enseignants répètent beaucoup. Agnès, c'est une élève qui a des facilités, mais elle n'est pas exceptionnelle", explique son papa.Alors qu'elle ne travaille que trois heures par jour, Agnès pratique, en parallèle de ses études, plusieurs activités extrascolaires, dont la danse, le tennis, l'athlétisme, la clarinette et le ski. "Elle a une vie sociale bien qu'elle n'aille pas à l'école", assure son père.Des livres scolaires des années 50Pour l'enseignement, la famille dit avoir utilisé notamment des manuels scolaires des années 1950, qu'elle juge plus adaptés pour l'apprentissage du français.Il défend dans un post publié le 1er juillet sur le réseau LinkedIn,son choix éducatif face aux critiques. "Certains disent que c'est de la maltraitance. Moi je pose la question à l'envers. La maltraitance, est-ce que ça n'est pas d'enfermer cet enfant à l'école huit heures par jour, pendant six ans de plus, pour arriver au même résultat ?", interroge-t-il. "

Notre système a deux biais : l'égalitarisme, qui tire vers le bas, et le manque d'ambition. J'ai vu des parents se faire gronder car ils avaient appris à lire à leur enfant avant le CP."Le père d'Agnès à ICI Pays de SavoieToujours sur Linkedin, il se dit très inquiet pour l'avenir du pays : "Ces ados à qui on a demandé au brevet si l'eau de mer est salée ou douce, ce sont eux qui paieront nos retraites, feront tourner nos hôpitaux, tiendront le pays. Tout ce qu'on ne leur apprend pas à raisonner maintenant, il faudra l'apprendre plus tard. C'est beaucoup plus dur à 25 ans. Et souvent, ça n'arrive jamais".