Le 26 novembre 2025, Sophie prend la parole pour la première fois. Elle raconte ce que sa fille de trois ans a subi. À l'instar de huit autres enfants de son école, elle affirme avoir été agressée sexuellement par un animateur pendant plusieurs mois. Cette affaire marque le début du scandale du périscolaire à Paris. "Sa première année à l'école a été très perturbée. Cela a eu beaucoup de répercussions, notamment sur ses apprentissages.

" À lire aussi Un responsable d'un centre périscolaire près d'Orléans visé par une plainte pour "atteinte sexuelle sur mineur", un appel à témoignages lancé "J'aimerais quand même que la justice aboutisse à la condamnation la plus lourde possible. Il existe un système qui permet à ces pédocriminels de rester en poste, de continuer à commettre leurs atrocités sur des enfants. , l'animateur mis en cause, a lieu.

Il est relaxé et n'est pas reconnu coupable des agressions dont l'accusent les neuf enfants. Le parquet de Paris a depuis fait appel. Un second procès aura donc lieu. Sophie ne comprend, toutefois, pas cette décision de justice : "J'ai commencé à comprendre que le jugement n'allait pas nous être favorable, parce que j'ai bien senti que ça n'allait pas du tout dans le sens des enfants. J'ai commencé tout de suite à pleurer.

""On était tous assis côte à côte, et j'ai entendu une autre maman pleurer au même moment que moi. "Sophieà franceinfoAu terme du procès, l'animateur est relaxé le mardi 7 juillet. Pour Sophie, c'est un second choc, "une grande claque". "Même l'avocat de David G. n'avait pas demandé la relaxe, et là, c'est vraiment une relaxe", déplore Sophie. "Face à cette décision de justice, on a eu le sentiment d'être les accusés.

"Sophieà franceinfoUn sentiment d'injusticeLe parquet de Paris a annoncé faire appel du jugement. Un nouveau procès aura donc lieu pour trois des neuf enfants. "C'est une bonne chose pour les trois familles concernées, qui vont pouvoir avoir peut-être un jugement différent. Cette relaxe est la deuxième depuis le début du scandale du périscolaire parisien.

Une décision que Sophie ressent comme une forme de dissuasion de la part de la justice : "On a l'impression qu'il y a aussi un message envoyé aux parents : n'y allez pas, parce que ça ne sert à rien. "Aujourd'hui, alors que la fille de Sophie est suivie par un psychologue, elle présente malgré tout "certains des symptômes qu'elle avait à l'époque. "